Marre des Collègues? Changez-en! 16


Vous n’en pouvez plus de vos collègues qui vous pourrissent la vie?

Pas étonnant! Quand on interroge les salariés sur leurs sources de stress en entreprise, la première des réponses n’est pas son patron, ou son chef, comme on pourrait le croire, mais bien les collègues! Et oui, la principale difficulté quand on travaille en entreprise et bien, ce n’est pas de faire son travail, mais de le faire avec – ou malgré- les autres, qui sont censés être là pour ça aussi.

Je dis censés, car comme vous l’aurez constaté, beaucoup de gens qui sont « au travail » avec vous ne sont pas là que pour bosser, voire même pas du tout!

Et oui, le monde du travail est une micro-société, et on y retrouve tout le panel des caractères qui existent dans une société , ainsi que tous les jeux de rôles, motivations, rapports de forces, qu’on trouve dans LA  Société, au sens large.

Ce qui fait que les 3/4 du temps que vous passez au boulot, vous ne les passez pas à travailler , contrairement à ce que vous croyez!!! Sans même vous en rendre compte, vous les passer à avoir des rapports sociaux, à régler des conflits, à déjouer les attaques sournoises de certains, à en provoquer d’autres, à vous faire des alliés, à être trahi, à vous faire des « amis », des ennemis, à vous faire prendre dans des alliances stratégiques formées par  d’autres, consciemment ou inconsciemment, à vous défendre de certaines calomnies, à vous tenir au courant des ragots, à médire de certains collègues ou chef, voire à répandre des rumeurs, volontairement ou malgré vous.

Et oui, si vous êtes si fatigués à la fin de la journée, ce n’est pas seulement parce que vous avez beaucoup travaillé, c’est parce que vous avez dû faire votre travail, EN PLUS de tout cela! Et MALGRE tout cela! 

Pas étonnant que vous ressentiez de l’épuisement, n’est ce pas? Sans compter les embouteillages, les problèmes de transports, les problèmes d’organisation et de management, et votre petit chef toujours sur votre dos….Si en plus de tout cela, votre charge de travail augmente sans cesse, comme c’est le cas dans la plupart des entreprises depuis plusieurs années, il y a de quoi être sur les dents, et péter un câble!

Une solution toute trouvée, pensez-vous en lisant tout cela: Ne plus aller à la machine à café en même temps que les autres, éviter la cantine ou la brasserie le midi avec les collègues, et rester en retrait au moment des pots!

Et bien non, vous ne pouvez pas faire ça. La plupart des solitaires en entreprises finissent par se retrouver bouc émissaire des autres, qui trouvent là à s’allier à bon compte! Pensez-vous, celui-là, là-bas dans son coin, qui nous snobe, pour qui il se prend? Il est sûrement si, ou ça, il se croit si, ou ça…. et patati et patata. Vous vous dites peut-être, bien faire et laisser dire. La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, etc; 

Oui, ça peut marcher un temps. Mais quand ils se rendront compte que vous n’avez aucun appui, vous deviendrez la cible de rumeurs et d’attaques beaucoup plus graves, et vous finirez par vous retrouver dans des situations ou vous serez en position d’avoir à vous défendre, à démentir des fautes imaginaires attribuées par d’autres! Et si vous vous mettez à l’écart, sans cultiver d’alliances, le jour ou vous serez mis au placard, ou victime de harcèlement, il n’y aura personne pour vous tendre la main, bien au contraire. Voire même, ce seront certains d’entre eux qui seront à l’origine de votre situation car ils se seront acharnés à vous détruire, cible facile que vous êtes à la malveillance intrinsèque de certains.

Il vous faut bien comprendre une chose, que les autres ont comprise et pas vous, en entreprise actuellement, ce n’est pas du tout l’honnêteté et le travail bien fait qui sont récompensés, ce sont les alliances que vous aurez su créer!!! Car même si vous faites le meilleur travail du monde – surtout si vous le faites, d’ailleurs!- vous allez créer des jalousies; et si vous êtes seul, personne ne s’apercevra du bon travail que vous faites, sauf vos collègues jaloux qui verront en vous un concurrent à abattre, du bon boulot à s’attribuer, et une bonne cible au détriment de qui se faire valoir auprès de ses chefs….. Et plus vos collègues seront médiocres et vous bons, plus ils chercheront des moyens de se valoriser à votre détriment, forcément autrement que par leur travail qui est mauvais: c’est à dire en fayotant, et dénigrant leurs petits camarades, en détruisant ceux qui leur paraissent les plus dangereux car ils bossent mieux…….

Ca vous évoque quelque chose? Votre gorge se sert à cette évocation?

Comme je vous comprends! 

Croyez-moi, il m’a fallu du temps, et des ennuis, pour réaliser tout cela. Je crois même que c’est depuis que j’ai quitté le monde de l’entreprise que je le comprends vraiment. Avant, j’étais comme vous. Je croyais qu’il suffisait d’être honnête, de bien travailler et de n’embêter personne pour être reconnu, être apprécié de ses collègues  et évoluer dans l’entreprise!!!!!

Quelle naïveté, n’est ce-pas? Se diront certains d’entre vous qui ont compris depuis longtemps de quoi il retourne.

Et oui, j’ai été élevée avec des valeurs malheureusement passées de mode: droiture, honnêteté, travail bien fait, conscience professionnelle, loyauté, franchise…..

J’en connais parmi vous qui doivent bien rigoler en lisant ces mots! je les entends déjà parler du « Monde des Bisounours », expression couramment et cyniquement employée actuellement pour dénigrer toutes les bonnes valeurs. Hélas, notre société ne favorise plus du tout ces valeurs-là, mais au contraire les valeurs de l’arrivisme et de l’individualisme. S’en sortir au détriment des autres n’est plus du tout quelque chose d’odieux!

Argl…. Puisque c’est l’extinction des dinosaures, faisons ensemble Hara-Kiri? Ou alors, tirons dans le tas…

Solution qui paraît bien tentante  parfois, mais qui, je vous assure, se retournerait contre vous! 😉

 

Pourtant, il est possible de s’en sortir en gardant ses valeurs, tout en tenant compte de ce qui se joue autour de vous.

Vous êtes dans une micro-société, il y a donc de tout, y compris des rapports de force et des nuisibles. Sans devenir parano, ne vous cachez pas les yeux. Apprenez à observer ce qui se passe autour de vous: repérez les hypocrites, les faux amis dont il va falloir vous méfier, identifiez rapidement votre pire ennemi et gardez-le à l’oeil. Par ailleurs, repérez les gens qui ont les mêmes valeurs que vous, il y en a encore, et unissez-vous. Formez un clan soudé, vous montrerez ainsi un front plus fort, moins  vulnérable face à l’ennemi. 

Et ne soyez pas intransigeant, il y a sûrement dans le personnel de direction des personnes droites qu’il serait bon d’avoir dans votre camp! Les managers sont souvent très isolés, surtout s’ils sont intègres. Ils seront ravis d’êtres alliés avec des salariés qui ont pour principale valeur d’être là pour bosser, et de pouvoir s’appuyer sur eux! Et avoir un ou plusieurs membres de la direction dans votre camp vous évitera bien des ennuis. On hésitera davantage à s’attaquer à vous, car vous serez « protégé ».

Attention cependant à bien choisir vos alliés. Si vous vous alliez avec quelqu’un qui est déjà bouc émissaire, ou avec un chef qui est la cible d’un groupe d’autres, vous risquez de faire rapidement partie des victimes collatérales!

Donc, sans tomber dans l’hypocrisie ambiante, formez des alliances, c’est vital. Et surtout, ne vous isolez pas , cela vous empêche de percevoir les rumeurs intéressantes d’évolution de la maison , et de vous trouver des alliés.

Maintenant, si tout cela vous sort par les trous de nez, changez de milieu professionnel! Il y a encore des milieux où les vraies valeurs sont privilégiées, le monde de l’artisanat par exemple, l’associatif, l’humanitaire…

Attention! Tant que aurez des collègues, vous ne serez pas exempte de susciter quand même des jalousies, et d’avoir à vous protéger des néfastes. Il y en a partout, mais un peu moins dans les milieux où les valeurs de travail bien fait sont privilégiées, plutôt que dans les milieux où on monte les gens les uns contre les autres pour soit-disant les rendre plus efficaces….

Maintenant, si vous êtes totalement réactif à toutes ces danses du scalp, travaillez seul!!!

Soit pour vous-même, soit en tant que prestataire externe, soit de nuit! Rien de plus tranquille que la nuit pour échapper aux nuisances des collègues…..

Voilà, bon courage, amis salariés, regardez vos collègues d’un autre oeil demain;

et si vous souhaitez que je vous aide à trouver une solution à votre problème personnel, n’hésitez pas, je suis là! 🙂

 

 

 


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16 commentaires sur “Marre des Collègues? Changez-en!

  • Sarah

    Quand vous dites  » La plupart des solitaires en entreprises finissent par se retrouver bouc émissaire des autres, qui trouvent là à s’allier à bon compte! Pensez-vous, celui-là, là-bas dans son coin, qui nous snobe, pour qui il se prend? Il est sûrement si, ou ça, il se croit si, ou ça » Justement c’est vrai mais quand ce sont des gens mal attentionnés et méchants, car quand vous tombez avec des gens biens chose rare me direz vous eh bien tout se passe bien.

    Les collègues de travail qui ennuient les autres c’est qu’ils sont méchants.. si un collègue veut rester seul ou calme car il n’a pas d’affinités avec ses collègues ou est le problème??? rentrer dans un groupe c’est pas facile et encore moins quand on sent que ce sont pas des gens aimables.

    Nous sommes là pour travailler… Moi personnellement qu’une personne soit seule me gêne absolument pas à partir du moment ou elle est sympa. en revanche ce qui me gêne ce sont les gens qui s’occupent et qui regardent les autres à longueur de temps et qui bavent dessus à chaque pause ou en buvant le café… Le monde à l’envers. Une chose est sûre est que je ne supporte pas ça. si ça devait m’arriver encore je ne sais pas comment je réagirais. je ne suis pas violente mais ce genre de personnes me donne envie de les frapper

  • Sarah

    Bonjour,

    Je confirme, pour ma part à chaque fois que je suis partie d’un boulot,c ‘étaient parce que les collègues avaient une animosité inexpliquée envers moi. c’est arrivé dans 2 boites à l’époque… honnêtement ça a été loin et heureusement dans les 2 cas c’étaient des cdd que je n’ai évidemment pas souhaité renouveler… une autre fois c’était un CDI que j’ai quitté aussi mais là c’était tout un ensemble donc pas les collègues…

    Avec les chefs je n’ai pas de soucis car je travaille bien et je suis consciencieuse.

    Le pire c’est que cela provient de rien du tout, Les personnes cherchent la bête dès que tu viens faire ton boulot tranquillement sans rentrer dans les cancans et les groupes…Dès que tu es calme et que tu vas pas boire le café avec eux ils font exprès de te mettre à l’écart alors que le pire c’est que je suis une personne gentille et humaine… je n’ai jamais compris la méchanceté dont certaines font preuve et tout ceci pour du vent… Elles ne rendent pas compte du mal qu’elles peuvent causer aux autres. Je dis elles car ce sont des femmes. comme je suis une jeune femme

    Je les plains.. et bizarrement cela n’est arrivé qu’avec des gens méchants car quand je tombais sur des gens sympas, tout se passait très bien.

    Si je pouvais éviter le monde de l’entreprise je le ferais sans hésiter mais hélas je ne peux pas me mettre à mon compte

  • Charlotte

    Bonjour, j’aurais pu écrire cet article tellement il reflète exactement ce que je ressens dans mon travail. J’ai en effet été élevée avec toutes ces valeurs décrites: respect, honnêteté, courage, etc… Je fais correctement mon travail car je l’aime bien et je ne supporterais pas qu’on me reproche de mal faire. Mais je me suis aperçu au fur et à mesure et beaucoup trop lentement , car mon naturel empathique me dictait de continuer à croire encore et encore que les gens autour de moi ne me voulait que du bien mais que, simplement, parfois ils pouvaient être fatigués ou malheureux quand ils agissaient de manière néfastes…, que cela n’était plus du tout le cas dans le monde d’aujourd’hui et même au contraire. J’ai un problème avec un de mes collègues notamment; d’ailleurs je ne suis pas la seule, d’autres de mes collègues font les frais de cet employé arrogant, qui fayote sans arrêt avec le patron, dénigrant tout le monde, passant les 3/4 de son temps sur les réseaux sociaux au lieu de travailler; en plus il dénigre sans cesse les absents auprès du patron et le pire c’est que ce dernier joue dans son jeu et vous convoque ensuite dans son bureau pour vous taper sur les doigts en fonction de ce que ce collègue détestable aura raconté sur vous… Ma question est: comment réagir face à ce genre de collègue? J’ai déjà tout essayé: gentillesse, ignorance, discussion. Rien ne semble l’atteindre. La seule chose que je n’ai pas faite est tout balancer au patron de peur que cela ne se retourne finalement sur moi. Auriez-vous une solution?

    • Photo du profil de Isabelle Belledant Renard
      Isabelle Belledant Renard

      Bonsoir Charlotte,
      Et oui, malheureusement, ce genre de parasite sévit beaucoup dans les services administratifs.
      Ce sont des médiocres qui ont ainsi trouvé le moyen d’assurer leur place au travail en se rendant utile d’une autre façon que par les compétences qu’ils n’ont pas auprès de leur employeur.
      Si celui-ci le laisse faire et joue son jeu, c’est qu’il croit ainsi avoir un contrôle sur ses « troupes » en les espionnant. Il y’a donc fort à parier que cet employeur ne vaut pas mieux, qu’il est en tout cas fort peu sûr de lui pour avoir besoin de ce genre de ragot de basse fosse pour ce sentir fort.
      Il n’y a malheureusement dans ce genre de situations, pas forcément de solutions, tant que ce directeur est là.
      Si ce n’est lui montrer, preuves à l’appui, le peu de confiance qu’il doit accorder à son « espion ».
      Pour cela, il faudrait pouvoir filmer ou enregistrer ce désagréable personnage quand il se livre lui-même à ce qu’il reproche aux autres.
      Et s’en servir auprès de lui pour avoir la paix, ou bien « tout balancer », effectivement.
      Mais êtes-vous prête à cela?

      Une autre solution plus complexe et plus longue serait de rassurer votre employeur peu sûr de lui en devenant vous-même une personne de confiance auprès de lui, qui lui ferait des rapports justes et circonstanciés sur le travail des membres de l’équipe.Les bons comme les mauvais côté, sans dénonciation ni critiques inappropriées.
      Mais de même, en seriez-vous capable et pourriez-vous faire cela sans vous sentir affreusement mal?

      Une dernière solution, c’est de travailler sur vous-même.
      Avez-vous des choses à vous reprocher?Vous autorisez-vous parfois quelque écart à la règle?

      Si oui, dans ce cas, travaillez sur votre comportement au travail qui doit être désormais sans faille. Notez tout, vos heures d’arrivée, de sortie, demandez des congés ou des autorisations d’absence dans les délais et selon les procédures de la maison, rendez votre travail à l’heure, ne passez pas trop de temps aux toilettes ou à la machine à café, évitez de passer un coup de fil personnel lors de votre temps de travail, etc.
      Bref, soyez ir-ré-pro-chable. Votre cafard ne pourra plus rien contre vous, surtout si par ailleurs, vous détenez des preuves contre lui.

      Une dernière façon de vous y prendre, s’il n’a rien contre vous en particulier, et que vous ne subissez pas davantage ses nuisances que les autres, c’est de travailler sur la prise de recul vis-à-vis de lui.
      Il est insupportable, certes, et ce genre de comportement ne correspond pas à vos valeurs. Toutefois, s’il ne s’en prend pas particulièrement à vous, pourquoi ne pas détourner votre attention de ce petit nuisible sans importance? Pourquoi ne pas cesser de lui attribuer un intérêt qu’il ne mérite pas? Pourquoi ne pas faire en sorte de focaliser votre attention sur des choses et des gens plus intéressants qui existent certainement dans votre entreprise?
      Croyez-vous qu’un jour ou l’autre, la justice existera dans votre entreprise? Croyez-vous que vous êtes chargée de la faire advenir? Certainement non. Et ce genre de personnage existera toujours quelquepart, malheureusement.
      Alors, ne perdez plus votre temps et votre énergie à vous occupez de lui. Concentrez-vous sur votre travail, soyez irréprochable, et faites-lui savoir par la bande que vous détenez des preuves contre lui, mais que vous ne les utiliserez que s’il s’en prend à vous, et vous serez tranquille…

      Bon courage et tenez-moi au courant si le coeur vous en dit!

      • Charlotte

        Bonsoir Isabelle,
        Merci pour votre réponse que j’ai lue avec grande attention. Vous visez juste quand vous me confirmez que je ne puis changer le devenir de cette entreprise… C’est un de mes « défauts »: pensez pouvoir changer les choses ou les gens… J’ai au fond de moi toujours l’envie de rendre « l’autre » meilleur. C’est plus fort que moi! C’est un des points sur lequel je commence à travailler… Quant à « balancer », j’en suis tout aussi incapable. Je sais que certains de mes collègues ont déjà filmé les agissements de cet employé malveillant mais de peur que cela se retourne contre eux personne ne s’en n’ai jamais servi.
        Sur le fait d’être vraiment irréprochable, j’ai déjà pris cette voie depuis longtemps car 1° je garde une image saine de moi-même et 2° j’évite qu’on trouve des choses à me reprocher. Malheureusement, c’est peine perdue puisqu’ils y arrivent quand-même… Je suis commerciale en immobilier les reproches sont du style que je ne rentre pas assez de nouveaux biens ou que je ne suis pas assez « agressive »… mon côté posé et agréable a pourtant déjà fait ses preuves au niveau du résultat de mes vente et, soit-dit en passant mon patron est un radin; il investit le minimum de frais en pubs, etc… et se demande ensuite pourquoi nos concurrents peuvent faire mieux que nous. Une de vos solutions étant de me focaliser sur d’autres collègues plus sympas et ignorer les ragots me semble la plus appropriée dans mon cas. Je vais m’y employer et vous tiendrai au courant d’ici quelques semaines. S’il n’y a pas de changements positifs, je finirai par me résoudre à chercher un autre emploi (mais ça m’est difficile car je sais que je n’ai rien à me reprocher et que c’est moi qui finalement paiera le comportement des ces « petits esprits » surtout que j’aime mon travail)… Merci encore pour votre réponse, j’ai ressenti votre soutien et ça m’a fait du bien!

  • Damien NAGY

    Personnellement, où que j’aille, on sait d’emblée qu’il ne faut ni me faire chier, ni me faire des coups de pute car le retour sera décuplé. Le franc parlé suivit d’actes concis suffisent. J’ai été à la rue, j’ai galéré depuis l’enfance. Après ça, j’ai bossé mon parlé, la prestance physique.

    Le premier qui moufte, je règle mes compte en sortie d’entreprise sans forcément en arriver aux mains mais en disant ce qu’il faut avec la manière adéquat. Je m’entraîne au combat, prépa physique intense à la militaire, ça se voit sur mon gabarit. Très sec et malgré tout pas crevette du tout. Ça aide en soi. Pourtant c’est malheureux. Y a 3 ans, j’étais obèse.

    Malgré ça, quand t’es une forte tête ou que tu sors du lot, on t’aime pas. C’est clair et net. Mais je cherche pas à être aimé d’imbéciles qui n’ont rien d’autre que leurs potins de taff à raconter au café. Je compose, chante, joue, fait de la photo et pratique l’écriture. J’ai d’autres intérêts que l’apéro de Gérard ou les conneries du gosse de Vanessa.

    Tout ça pour dire qu’on me fou la paix. Mais que les concernés ne se privent pas pour « rager » derrière moi. Cependant, tant que ça moufte pas, je m’en cogne le sauciflard.

    En dehors de ça, j’ai des perles d’amis à côté :).

  • Gersier

    Je me retrouve aussi parfaitement dans cette description. Malheureusement je suis une femme qui manque cruellement de confiance en elle et je suis dans un bureau où je je me suis très mal intégrée. Une collègue en particulier n’arrête pas de se moquer de mon physique pas directement mais par des propos insidieux. Cest une personne bouffie d orgueuil qui se vante sans arrêt de ses  » prouesses » et bizarrement (pour moi en tout cas qui ne supporte pas ça) elle est très appréciée de tout le monde. Du coup je me renferme et ne parle presque pas ce qui favorise le rejet et les commérages. Comment me premunir contre ces attaques déguisées?

    • Photo du profil de Isabelle Belledant Renard
      Isabelle Belledant Renard

      Bonsoir Gerbier,
      Votre situation est difficile, car vous êtes déjà embarquée dans un système de rejet, et vous ne savez plus comment en sortir.

      J’ai envie de vous demander pourquoi cette personne vous attaque sur votre physique. Avez-vous un complexe à ce niveau ? Si elle vous attaque là-dessus et qu’elle continue, en tous cas, c’est qu’elle voit que ça marche.
      La première chose à faire serait donc déjà d’identifier ce qui chez vous, lui donne prise, et ensuite d’apprendre à vous en protéger mentalement, par la visualisation, ou la sophrologie par exemple.
      Vous pouvez aussi vous demander, et lui demander également, ce qui lui permet de juger les autres. Est-elle parfaite ? A ses propres yeux, sans doute, mais en tous cas, certainement pas aux vôtres, et pas aux yeux d’autres personnes qui ne disent peut-être rien mais n’en pensent pas moins.
      Une autre chose à faire c’est de contre-attaquer, montrer que vous ne vous laissez pas faire. Par l’humour, par exemple, en la renvoyant dans ses buts et devant d’autres personnes en particulier, vous pouvez faire cesser les attaques.
      Et dernière chose, il faut que vous rompiez le cercle de l’isolement, en identifiant des personnes susceptibles d’être vos alliés, et en vous en rapprochant. Vous faire bien voir des autres par votre discrétion, votre efficacité, votre loyauté et votre capacité à les aider dans leur travail sera, à terme, beaucoup plus efficace que le baratin de cette personne.
      Quant à son comportement, sachez, et renvoyez-le lui à l’occasion, qu’il relève de la perversion et du harcèlement. Et que ce dernier est punissable, même s’il vient d’un collègue!
      Si vous le souhaitez, je peux vous aider en coaching sur cette question et vous aider à reprendre confiance en vous.
      Si vous n’avez pas les moyens, nous pourrons nous arranger sans problèmes.
      Contactez-moi!
      A très bientôt!

  • Tintet

    Bonjour,
    En lisant votre mot je me retrouve complètement dans ce schéma.
    J’ai 26 ans , j’ai toujours été à mon compte et tout allé bien jusqu’à qu’un client veuille me prendre en cdi.
    Depuis je stress, je dors mal , j’ai un ulcère à cause de mes collègues . Étant intègre et vraiment droit , je me retrouve coincé entre hypocrisie et autres. Enfin merci car vos mots me parle.. et ça fait du bien.

    Benoit

    • Photo du profil de
      Isabelle Belledant-Renard

      Bonsoir Benoît,
      je suis touchée que mes mots vous touchent. Ils sont sincères et vécus, c’est sans doute pour cela.
      J’espère que mes articles pourront vous aider à trouver une solution.
      Si je peux vous aider en quoique ce soit, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi! (voir page « à votre service »)
      Bon courage et à bientôt!
      Isabelle

  • yon

    Bonsoir Mme belledant-renard ( un pseudo?),
    Je découvre votre site par hasard, mais je suis vraiment très heureuse de vous lire…Je me retrouve a 100% dans ce que vous décrivez et que vous avez vécu… Sous une autre forme, je confie avoir été très mal élevée, mes aînés mon appris l’honnêteté, la générosité, le travail et le courage…. Et c’est bien ce qui ne fait du tord hier et aujourd’hui dans les entreprises qui m’ont employé ( privées à but non lucratif soit disant)
    Bien qu’en voie de disparition, je ne suis plus seule (vous n’auriez pas un frère jumeau par hasard… Suis célibataire …., faut dire que faire passer le boulot avant le reste, ça aide pas sa vie privée….)
    Au plaisir de continuer à vous lire…

    • Photo du profil de
      Isabelle Belledant-Renard

      Bonjour Evelyne!
      Vous m’avez bien fait rire! 😀
      Non, ce n’est pas un pseudo, c’est bien mon nom! Et oui, j’avais déjà un nom amusant avant de me marier, il est devenu encore plus drôle depuis ! 😉 Autant le garder !
      Et non, je n’ai pas de frère jumeau, j’ai bien un frère cependant mais très différent de moi et pas célibataire. En effet, comme vous dites, tout miser sur le travail, ce n’est ni une bonne idée pour la vie privée, ni pour la carrière quand on a les valeurs que nous partageons vous et moi. Car, tôt ou tard, nous serons les sacrifiés sur l’autel du rendement et de la loi du marché. Et là, vous aurez tout perdu. Il est temps de revoir ses priorités par les temps qui courent!
      Heureusement, ces valeurs de loyauté, de travail bien fait, de conscience professionnelle existent encore et prévalent encore comme dans le compagnonnage et les milieux de l’artisanat. Le milieu associatif et l’humanitaire encore, parfois, quoique… Eux aussi se trouvent de plus en plus gangrénés par l’idéologie économique du règne des gestionnaires.
      Mais on peut encore parfois y évoluer avec plaisir et y rencontrer d’autres dinosaures comme nous! 😉 Vous en trouverez aussi beaucoup dans ses pages parmi les commentateurs!
      Finalement, vous voyez, bien que mon site ne soit pas un site de rencontre, on peut peut-être y trouver l’âme sœur tout de même! 😉
      J’espère en tous cas que vous trouverez votre chemin professionnellement. N’hésitez pas à faire appel à mes services si vous en avez besoin… Ce sera avec plaisir!
      À très bientôt…
      Isabelle Belledant-Renard

  • Stéphane

    Il est possible de changer les choses, au moins partiellement, en donnant l’exemple, et en établissant des relations claires et saines avec certains collègues. C’est très important de faire le tri entre les personnes peu fiables, envers qui il faudra maintenir un périmètre de sécurité (distance, froideur, prudence…) et les personnes avec qui on peut être davantage soi-même (entraide, discussion sur des difficultés, écoute). Vis à vis des personnes qui sont difficiles à gérer, une bonne technique est le périmètre d’incertitude : ne jamais réagir pareil avec eux. S’ils sont incertains de vos réactions, il resteront à distance prudente. S’ils peuvent prédire à l’avance comment vous réagirez, ils s’en serviront pour vous manipuler.

  • Dominique

    Bonjour,

    Tout cela est tellement vrai. J’ai passé ma vie à fuir mes boulots entre autre (car il n’y a pas que ça) pour éviter les conflits humain. Je déteste les gens qui sourient devant et dénigrent derrière. Je déteste d’autant plus que je suis un naïf : J’aimerais que tout le monde soit gentil (lol).
    Pourtant (mais c’est peut-être ma part naïve qui veut ça), j’ai l’impression que c’est différent entre les grandes villes et le milieu rural ou petites villes. Je n’ai pratiquement jamais habité dans une grande ville mais chaque fois que je lis une expérience telle que vous la décrivez, ça se passe dans une grande ville. Je ne dis pas que ça ne peut pas se passer ailleurs mais j’ai l’impression que l’impact est différent.
    Mais encore une fois, je suis un naïf… alors…
    Je m’intéresse aux rapports humains depuis déjà pas mal de temps car j’ai des problèmes avec ça. Quand on a peu d’estime de soi, on a tendance à penser que les autres ont aussi peu d’estime pour vous.
    J’ai décidé de devenir indépendant et même si pour l’instant je sais que je ne m’y prends pas très bien, c’est tellement plus gratifiant que d’être salarié… dans tous les cas.

    • Photo du profil de
      Isabelle Belledant-Renard

      Bonjour Dominique!
      Merci pour ton appréciation! 🙂
      Je n’ai pas l’expérience personnelle d’avoir travaillé en entreprise à la campagne, mais malheureusement j’ai pu constater que jalousies et mesquineries fleurissent aussi bien dans les petits services, et petites équipes, que dans les grandes. Et les cancans sont particulièrement à leur aise dans les villages où tout le monde connait tout le monde, et où donc on peut médire de chacun.
      Je pense que ces phénomènes ne sont pas hélas, l’apanage des grandes villes mais procède d’un état d’esprit qu’on retrouve aussi bien dans les entreprises privées que publiques, mais principalement dans le tertiaire. Je crois que ce fonctionnement est typique de  » la vie de bureau ». Et même si on retrouve des rivalités dans les autres milieux, elles ne se manifestent pas de la même façon et sont peut-être davantage des phénomènes individuels que des phénomènes de groupe. A vérifier…Il serait intéressant que des lecteurs ayant une expérience d’autres milieux professionnels que le tertiaire nous fasse part de leurs observations!
      Mais il est clair que quand on vit mal ce type de relations aux autres, il vaut mieux changer de milieu professionnel ou d’entourage!
      J’en ai fait autant que toi, parce que au bout de vingt ans, j’en avait marre de dépenser plus d’énergie à gérer les  » rapports humains » avec mes collègues et chefs, que de faire mon boulot.
      Après, chacun sa personnalité. J’aime bien travailler avec des collègues, mais pas être toujours fourrés avec eux, et pas être entrainée dans des jeux relationnels qui ne m’intéressent pas. D’autres sont très à l’aise avec ça, tant mieux pour eux! Mais force est de constater qu’avec les conditions de travail actuelles, où stress et pressions sont augmentéd en permanence pour le rendement, les rapports humains en entreprise sont de plus en plus dégradés, et nombre de salariés en souffrent…
      En espérant bien sûr que tout cela évoluera, car rien n’est immuable, et heureusement!